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Frédéric Huby, BlackLine : « La clôture et le contrôle des comptes sont trop souvent fragmentés dans les banques »

  • jeudi 24 novembre 2016 17:18
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Frédéric Huby, BlackLine Frédéric Huby, BlackLine

BlackLine fait figure de leader américain de la transformation numérique des professions comptables. Ces dernières étaient pour la plupart plutôt mal loties en matière d’équipement IT, leur métier n’ayant pas évolué depuis des années. A ce titre, BlackLine intervient dans plusieurs secteurs économiques, dont le secteur bancaire où la digitalisation modifie l’approche du travail des départements financiers et comptables. Dans cette interview, Frédéric Huby, directeur général de BlackLine France fait le point sur l’offre de cet éditeur américain basé à Los Angeles.

Comment définiriez-vous le métier de BlackLine ?

BlackLine est leleader mondial de la digitalisation des fonctions comptable et financière ainsi que l’a reconnu le Gartner dans son Magic Quadrant dédié aux solutions de gestion des performances financières des entreprises, alias FCPM pour Financial Corporate Performance Management. Dans son rapport publié le 31 mai 2016, Gartner nous a en effet positionnés en qualité de fournisseur de solutions cloud « pure player » pour « l’exhaustivité de notre vision » et notre « capacité de mise en œuvre ». Ce nouveau Magic Quadrant du cabinet américain résulte de l’évolution du marché de la gestion des performances des entreprises, qui s’est divisé en deux segments : gestion des performances financières (Financial CPM - FCPM) et gestion des performances stratégiques (Strategic CPM - SCPM) ».  Gartner définit les composants d’une solution FCPM comme « les processus comptables et financiers soutenant la réussite d’une clôture comptable et comprenant des éléments de reporting et de consolidation financière, mais aussi d’optimisation et d’automatisation du contrôle financier (Enhanced Financial Control and Automation - EFCA). A cet effet, BlackLine possède une plate-forme Cloud sensée améliorer l’efficacité et la visibilité dans les organisations financières avec des services proposées en mode exclusif SaaS.

Quelle est la taille de la société ?

Nous avons réalisé en 2015 quelques 83 M $ de chiffre d’affaires. Je précise qu’il s’agit de revenus récurrents puisque notre offre est 100 % SaaS. La société a été introduite en bourse il y a une quinsaine de jours. Le cours de l’action est passé de 17 $ à plus de 24 $. Nous comptons plus de 1500 clients et 150 000 utilisateurs. BlackLine est présent dans 120 pays. Nous disposons d’un datacenter aux Etats-Unis et un en Europe, basé à Amsterdam. Nous sommes présents en Europe du Nord et, depuis 18 mois, en France.

 

Qui sont vos clients dans le secteur bancaire ?

Ce secteur est stratégique pour BlackLine. Nous avons plusieurs références dans la banque et l’assurance parmi lesquelles je peux citer Bank of New York, Western Union, MasterCard, une caisse d’épargne américaine ou encore Baxter Credit Union (BCU). Ce dernier établissement offre divers services bancaires d’investissement, d’affaires ou encore de crédits. BCU a fait appel à nos services pour automatiser ses processus de rapprochements des comptes et ainsi d'accroître son efficacité, son contrôle et sa visibilité des opérations. Cela a aussi engendré chez BCU un gain de temps considérable au niveau de la comptabilité. Nous avons également des références en Europe dont Zurich Assurance Group ou la banque belge de détail Crelan. Nous sommes en discussion avec des banques françaises ainsi que des établissements de crédit qui travaillent souvent en marque blanche et pour lesquels nos solutions permettent  d’opérer un « matching ».

En quoi consiste exactement l’offre de BlackLine ?

Au cœur de notre offre, accroître l’efficacité de la clôture comptable grâce à l’automatisation est essentiel car ce processus est généralement très fragmenté dans les banques. L’automatisation entre 60 et 70 % de la justification des comptes permet des gains de productivité tout en permettant à la banque de retenir les talents de la comptabilité qui seraient vite dévalorisés en assurant de trop nombreuses tâches à faible valeur ajoutée. Le contrôle et la qualité des comptes étaient jusque-là assurés dans 90 % des cas par des fichiers Excel alors que la comptabilité elle-même est du ressort de solutions comme SAP ou Oracle. C’est ainsi qu’un contrôle d’exhaustivité réalisé par Zurich Assurance a permis de découvrir que 40 % des comptes n’étaient pas vérifiés ! De tels outils permettent à une banque ou toute entreprise de définir une politique de clôture et de contrôle des comptes, surtout que dans les banques il n’y a pas d’homogénéité entre la banque de détail et la banque d’investissement par exemple. L’archivage qui nécessitait des centaines de classeurs devient entièrement dématérialisé, ce qui augmente la visibilité. Le directeur financier local peut facilement envoyer un reporting à la maison mère. En outre, les équipes peuvent être réparties dans des centres de services partagés. Nos offres se connectent à plus de 50 ERP différents sur le marché. Nous étudions actuellement la possibilité d’intégrer d'autres ERP  à notre offre afin de prendre en compte les solutions en place dans certaines banques comme les Caisses d’Epargne. Pour les banques qui ont des solutions personnalisées, nous procédons au préalable à une étude de connectivité au Cloud. BlackLine n’a pas accès aux bases de données des clients, ce qui résout les problèmes de sécurité et de respect de la réglementation quant aux données personnelles.

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