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L’assurance vie en ligne poursuit son développement

  • vendredi 17 février 2017 11:21
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Un nouveau venu très traditionnel a fait son entrée sur le marché de l’assurance vie en ligne, il s’agit de la société de gestion du patrimoine, Patrimonial. Si ses ambitions sont fortes, il n’en demeure pas moins que le marché de l’assurance vie en ligne reste encore très loin derrière le marché traditionnel soutenu par les banques et les assureurs. Elle pèse en effet, 20 Md€ sur les… 1 632 Md€ que représente l’assurance vie en France. 

L’assurance vie en ligne ne date pas d’hier. Le premier contrat, c’est Altaprofits qui l’a sorti en 2000 par. Le courtier se revendique alors « créateur de l'assurance-vie en ligne sans frais d'entrée en France » et tend haut la bannière de l’importation d’un concept américain. Encore mouvant malgré tout, ce secteur ce développe et pèse désormais près de 20 Md€ pour une fourchette comprise entre 80 000 à 100 000 contrats d’assurance-vie souscrits auprès des banques et courtiers en ligne en 2016. Des chiffres qui restent malgré tout bien pâles par rapport aux 1 632 Md€ de l’assurance-vie en France. A noter cependant que les collectes sont en progression constante avec  un foisonnement d’acteurs non négligeable. En 2015 et 2016, pas moins de sept plateformes d’assurance-vie en ligne ont lancé leur premier contrat.

La nouveauté ces dernières années est la possibilité de dématérialiser complètement à la fois la souscription et la gestion via des robo-advisor. La dernière née est le fait de l’acteur très traditionnel dans le domaine de la gestion d’actif, la société de gestion de patrimoine Primonial. Elle a lancé le 31 janvier dernier une plate-forme de distribution 100% Internet à l’image des fintech et un nouveau contrat d'assurance vie piloté par un robo-advisor. « Avec l’omnicanal, c’est le client qui décide et dans notre projet, on s’est demandé comment redonner du pouvoir au client », explique Stéphane Vidal, directeur général de Primonial. L’objectif est de combiner la force du réseau de 1600 conseillers en gestion de patrimoine  avec la souscription 100% digitale.

 

Primonial espère une collecte d’environ 20 M€ la première année

L'objectif du groupe est de toucher de nouvelles cibles de clientèle. « Pour un jeune qui n’a pas beaucoup d’épargne passer par une société de gestion en patrimoine coûte cher et notre enjeu est d’adapter  le produit à la cible et au support », poursuit  Stéphane Vidal. Cette nouvelle offre s'adresse ainsi principalement aux primo-investisseurs et aux épargnants de la génération Y, « les clients jeunes et digitaux notamment les enfants et petits-enfants des clients de  Primonial », ajoute encore le directeur général du groupe. Par contre comparé aux autres propositions de souscription d’assurance-vie en ligne, l’épargnant devra être parrainé par un CGP appelé « linker » pour souscrire le contrat d’assurance-vie Link Vie. Atout ou contrainte ? Atout se défend Stéphane Vidal. « Etant donné que c’est une offre en BtoB to C, la souscription se fera par notre réseau, de plus nous avons 800 000 clients retails, de ce fait, bon nombre de souscripteurs  auront déjà un contact », explique-t-il avant d’ajouter « Ca fait aussi parti du coté exclusif de notre site ».

Pourtant, comparé au marché des banques en ligne, celui des courtiers reste mince. Ces dernières s’adressent en effet à un public plus large et ont déjà démocratisé l’assurance-vie en ligne. Aux première places, on retrouve Boursorama avec un encours de 3,9 Md€, ING Direct avec 4,1 Md€ et 120 000 contrats souscrits en 2016 et Fortunéo qui se place au dessus des 4 Md€ d’encours.  Le directeur général de Primonial ne se démonte pourtant pas et tout en affirmant que « les collectes en BtoC restent insuffisantes » souhaite « faire  une vingtaine de millions d’euros d’encours la première année ».

 

Les banques en ligne restent leader

Accessible à partir de 1000 euros ou 100 euros par mois en versements programmés, le contrat Link Vie permet d'investir dans une cinquantaine d'unités de compte ETF (fonds indiciels) de la société de gestion Lyxor. Un fonds en euros est toutefois disponible assorti de 0,80% de frais de gestion annuels tout en affirmant que le groupe « ne poussera pas le fonds euro mais plutôt la partie ETF ». Et à coté du règne actuel des banques en ligne, les courtiers doivent pouvoir se différencier. Sur le marché de l’assurance vie en ligne, trois se démarquent vraiment. Le premier Altaprofits est aussi le précurseur avec  1,5 Md€ d’encours et 35 000 contrats souscrits en 2016. Le second Linxea engrange plus d’un milliard d’encours avec                25 000 clients à son actif et 175 M€  pour 4 000 souscriptions en 2016. Enfin, Mes-placements draine 850 M€ pour 25 000 clients et 143 M€ et 2 625 souscriptions en 2016. Si le robo-advisor Yomoni créé en 2015  ne draine que 11,7 M€ pour 2 000 clients, 11 M€ ont été souscrit pour la seule année 2016. Alors qu’Advize créé en 2012 compte 7 000 utilisateurs.

Ce remplacement du gérant traditionnel par un robo-advisor  a aussi été choisi aussi par Primonial. Cela permet au gestionnaire de patrimoine de proposer le contrat Link Vie sans aucun frais d'entrée, de versement ou d'arbitrage. Seuls des frais de gestion fixés à 0,60 % s’appliquent  auxquels il faut ajouter des frais de mandat à 0,70 %. La facture s'élève donc au total à 1,30%. Pour comparaison, le client est assuré chez Yomoni de ne pas verser plus de 1,6% du montant de l'épargne qu'il a placée. Alors que chez Boursorama ces frais varient entre De 0,60% à 0,70% de frais de gestion sur le fonds euros et 0,85% par an sur les UC et chez ING Direct, ils sont fixés à 0,60% de frais gestion sur le fonds euros et 0,95% par an sur les UC.

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